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Le pacemaker gastrique

SANTE - Cette puce qui stimule des terminaisons nerveuses à l'extérieur de l'estomac permet de tromper ce dernier...

La chirurgie comme ultime recours contre l'obésité, ce n'est pas nouveau. Mais jusqu'ici, les deux principales procédures –l'anneau et le pontage gastriques– misaient sur le même principe: réduire le volume de l'estomac. Une méthode non sans risque, parfois accompagnée d'effets secondaires indésirables comme des vomissements.

Le système Abiliti de la compagnie californienne Intraspace veut changer la donne. Un capteur et une puce sont implantés sur la paroi extérieure de l'estomac. Le premier détecte lorsque de la nourriture arrive dans l'organe digestif. La seconde, tel un pacemaker, stimule des terminaisons nerveuses stomacales via des impulsion électriques. Résultat: le patient a l'impression d'être repus plus tôt.

Entre 22 et 38% de poids perdu en un an

La procédure est désormais disponible dans des hôpitaux en Angleterre, Espagne et Allemagne. Lors des essais cliniques, les patients ont perdu entre 22 et 38% de leur poids en un an, rappelle la Technology Review du MIT. Un accéléromètre permet également au médecin de surveiller l'activité physique des patients.

Le «pacemaker gastrique» est implanté via une chirurgie laparoscopique, une procédure peu invasive de plus en plus employée pour les appendicites. En revanche, l'opération reste deux fois plus chère que la pose d'un anneau gastrique. Ce dernier devrait donc pour l'instant la solution la plus courante, notamment aux Etats-Unis où 60% de la population adulte est obèse ou en surpoids.

En général, ces chirurgies sont réservées pour ceux ayant un indice de masse corporelle supérieur à 40 (plus de 125 kg pour 175 cm ou 100 kg pour 160 cm), une zone qualifiée «d'obésité morbide».

Philippe Berry ICI

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Dossier spécial tabac - 8

Tabac Info Service (0825 309 310 - 0,15 euros/mn) : un seul numéro pour les fumeurs et les professionnels de la santé.

Les effets combinés des avertissements sur les paquets de cigarettes (" Faites vous aider pour arrêter de fumer, téléphonez au 0825 309 310 "), des campagnes de communication et des hausses du prix du tabac se sont traduits par une forte hausse du nombre de sollicitations : Tabac Info Service a presque doublé son activité en un an, passant de 25 000 appels reçus en 2002 à 44 000 en 2003. Cette forte hausse s'est principalement concentrée sur le dernier trimestre 2003 avec une moyenne de 240 appels reçus chaque jour contre moins de 100 durant les trois premiers trimestres de l'année. En septembre 2003, période généralement propice aux bonnes résolutions après les vacances d'été, ce sont 8 fois plus d'appels qui ont été enregistrés par rapport au même mois de l'année précédente.

Une aide efficace pour les fumeurs

La ligne Tabac Info Service propose un accompagnement personnalisé aux fumeurs souhaitant arrêter de fumer : au cours d'un entretien téléphonique d'environ vingt minutes, des tabacologues diplômés (médecins, infirmières, psychologues) font le point avec l'appelant sur sa dépendance, son expérience de l'arrêt, ses motivations, ses craintes, les difficultés qu'elle risque de rencontrer, les traitements qui seraient les plus à même de l'aider... La personne peut être rappelée, dès lors qu'elle le souhaite, pour être mieux soutenue dans sa démarche.

Selon une étude confiée à la Sofrès en 2002, 29% des appelants déclarent ne plus fumer 4 mois après avoir eu un entretien téléphonique avec un tabacologue de Tabac Info Service, alors qu'ils sont en moyenne de plus grands consommateurs que la population générale. Selon cette même étude, les deux tiers des interviewés déclarent que leur motivation s'est renforcée après avoir appelé Tabac Info Service, 53% que l'entretien qu'ils ont eu avec un tabacologue leur a permis de diminuer leurs inquiétudes relatives à l'arrêt du tabac et 78% qu'il les a aidés dans leur démarche d'arrêt. Globalement, 48% des appelants déclarent avoir appris quelque chose de nouveau et 82% que leur appel correspondait à leurs attentes (51% " tout à fait " et 31% " plutôt ").

Un relais de l'action du médecin

Pour les médecins, le conseil minimal est une démarche " rapide ", mais efficace. En pratique, elle consiste à poser deux questions à chaque patient qui consulte: " Est-ce que vous fumez ? " puis " Voulez-vous arrêter ? ". Le professionnel de la santé peut alors a minima proposer une brochure ou donner le numéro de téléphone de Tabac Info Service. Des guides d'aide à l'arrêt et des cartes de promotion de Tabac Info Service peuvent être commandées gratuitement auprès de l'INPES en envoyant un simple fax au 01 49 33 23 90 ou en écrivant à l'INPES.

Un centre ressource pour le professionnel de la santé
Les missions de Tabac Info Service ont donc été élargies depuis janvier 2004 : la ligne vise à devenir un outil coopératif avec les médecins et les autres professionnels de santé, afin d'améliorer l'offre de soins aux fumeurs. Les professionnels de la santé peuvent y faire appel pour obtenir de la documentation mais aussi pour s'entretenir directement avec un tabacologue diplômé afin d'échanger sur les pratiques de prise en charge de la dépendance tabagique : stratégies médicamenteuses et non médicamenteuses, dosages, effets secondaires, durée des traitements, anticipation des rechutes, accompagnement psychologique, etc.

Un public fait de fumeurs dépendants

Les appelants de Tabac Info Service ont un profil bien particulier comme le montre l'analyse des appels pour les mois de décembre 2003 et janvier 2004 (base : 11 632 appelants).

Ce sont en majorité des femmes (environ 60%). Ils ont en moyenne 41 ans sans différence selon le sexe. Plus de la moitié (54%) ont entre 35 et 54 ans. A peine 2% des appelants ont moins de 18 ans, ce qui pourrait être dû à la fois au caractère payant de la ligne, à son positionnement spécifique sur l'arrêt et à son mode de promotion (campagnes de communication auprès du grand public essentiellement).

Sur les mois de décembre 2003 et janvier 2004, la très grande majorité des appelants (58%) a eu connaissance du numéro de téléphone de la ligne sur leur paquet de cigarettes. La télévision a été le second support le plus générateur d'appels (7% pour les campagnes et 10% pour les émissions). Vient enfin la radio qui a généré 15% des sollicitations. Rappelons que cette période a été particulièrement riche en événements valorisant Tabac Info Service (campagnes radio et télévisée, programmes courts quotidiens sur TF1 mettant en scène la chanteuse Ophélie Winter et un inconnu du grand public s'épaulant l'un et l'autre dans leur démarche d'arrêt). Le bouche-à-oreille fonctionne peu (moins de 1% des appels) et les professionnels de la santé sont rarement à l'origine de l'appel (1,5%).

Sans surprise, 95,5% des appels proviennent de particuliers. Les professionnels de la santé font encore très peu appel à la ligne (ils représentent 1,2% des appelants), de même que les collectivités (respectivement 0,7%), les entreprises (respectivement 1%) et les écoles (respectivement 0,2%).

Parmi les appelants, une très grande majorité (84%) déclare fumer régulièrement, c'est-à-dire plus d'une cigarette par jour en moyenne. Leur consommation, 22,8 cigarettes par jour en moyenne, est largement supérieure à la moyenne nationale1. La ligne reçoit également des appels d'anciens fumeurs en demande de soutien (13% des appels).

L'évaluation de la dépendance au tabac par le test de Fagerström simplifié montre que les appelants de Tabac Info Service sont plus souvent dépendants que la population générale (90% versus moins de 50%).
Autre caractéristiques des appelants : 63 % se déclarent " souvent ou parfois déprimés ", et 85 % " souvent ou parfois anxieux ". Ceux qui s'entretiennent avec les tabacologues de la ligne sont 87% à dire qu'ils ont un tempérament " plutôt nerveux, angoissé et stressé ".
Parmi les appels traités par les tabacologues, 20% sont catégorisés parmi les " appels de crise ", c'est-à-dire que la personne vient d'arrêter de fumer, se sent mal, inquiète, déprimée, prête à reprendre la cigarette. Dans ces cas, une procédure d'urgence est mise en place. Même si tous les tabacologues de permanence sont en ligne, l'un d'eux prend la personne au téléphone, la rassure et s'engage à la rappeler dans les minutes qui suivent.


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Dossier spécial tabac - 7

Si l'usage du tabac est clairement influencé par l'environnement social et affectif de l'individu, la dépendance au tabac serait plus fortement influencée par sa personnalité, son patrimoine génétique, sa vulnérabilité psychopathologique.

 

Par ailleurs, la réactivité individuelle aux différents constituants du tabac et les effets sensoriels associés à l'inhalation de la fumée de cigarette peuvent également contribuer au développement et au maintien de la dépendance. Dans ce contexte, l'ensemble des stimuli environnementaux associés à l'usage du tabac sont susceptibles d'engendrer un conditionnement du consommateur. Comme pour d'autres substances psychoactives, une des caractéristiques importantes de la dépendance tabagique est l'apparente incapacité de cesser sa consommation en dépit de la connaissance des effets néfastes du tabac sur la santé. Ainsi, la rencontre de ces différents stimuli peut provoquer une envie compulsive de faire usage du tabac, entretenir la dépendance et représenter une cause de rechute, même après une abstinence prolongée.

Un des obstacles majeurs à l'arrêt du tabagisme repose sur le fait que les fumeurs recherchent au travers de leur consommation de cigarettes, outre ses effets hédoniques, une stimulation de leurs fonctions intellectuelles, un accroissement de leur capacité de concentration ou encore une relaxation, voire un apaisement en situation de stress. De plus, pour beaucoup d'entre eux, l'abstinence s'accompagne, hormis des sensations désagréables associées au syndrome de sevrage, de la perception d'une détérioration de leurs capacités intellectuelles.

  • L'arrêt du tabagisme s'effectue par une succession d'étapes

De la même manière que le tabagisme de la population évolue selon le modèle épidémique, on peut considérer que le tabagisme de l'individu évolue aussi selon un modèle dont le plus connu est tiré du modèle « transthéorique » des changements de comportement : il décrit l'évolution de l'état d'esprit d'un fumeur qui mène à des tentatives d'arrêt et à l'éventuel succès. À défaut de données sur le comportement des jeunes français, on peut utiliser celles concernant les jeunes adultes au Canada (similaires aux données chez les adultes plus âgés de plusieurs pays).

Près de la moitié des fumeurs sont heureux de l'être et ne sont pas prêts pour arrêter, environ 30 % sont ambivalents, ils veulent arrêter mais pas tout de suite, et environ 20 % sont prêts à faire une tentative dans le mois. Ceci est à prendre en compte lorsqu'on tente d'évaluer les besoins d'une population par rapport aux actions et programmes de lutte contre le tabagisme. Dans l'état de Californie, région où les normes antitabac sont parmi les plus fortes au monde, en 1999, le tabagisme de la population n'était plus que de 18 % dont 13 % de fumeurs réguliers ; parmi ces fumeurs, un sur dix n'avait aucunement l'intention d'arrêter.

  • Après les substituts nicotiniques, la recherche s'oriente vers les molécules psychotropes dans l'aide à l'arrêt du tabac

L'arrêt de la consommation du tabac est un changement de comportement qui peut être largement aidé par la prise de substituts nicotiniques correctement dosés. Les résultats de méta-analyses montrent un taux de succès de 20 à 25 % d'abstinence obtenu à 12 mois. La cause de rechute précoce est souvent un mauvais contrôle du syndrome de manque en rapport avec une adaptation posologique insuffisante. Il apparaît donc essentiel d'utiliser des doses initiales suffisantes, déterminées sur la base des critères cliniques de la dépendance (questionnaire de Fagerström), puis d'adapter la posologie en fonction de l'intensité des symptômes de manque. La prescription de ces substituts doit également tenir compte du délai d'activité des différentes formes galéniques (timbres, gommes, pastilles sublinguales, spray nasal, inhalateur). Depuis peu, le bupropion, psychotrope inhibiteur de la recapture synaptique de la dopamine et de la noradrénaline, est également utilisé lors du sevrage tabagique. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) reconnaît que le bupropion a une efficacité démontrée identique aux substituts nicotiniques. L'Agence attire néanmoins l'attention sur une nécessaire surveillance des effets secondaires éventuels du bupropion. Les dérivés substitutifs nicotiniques ont été les premiers traitements médicamenteux à prouver leur efficacité dans l'aide à l'arrêt du tabac. Actuellement de nouvelles voies de recherche s'orientent vers le développement de molécules psychotropes qui interfèrent avec le système de récompense cérébrale.Les facteurs prédictifs de « réussite » de l'arrêt du tabac :

Différentes études permettent de dégager des facteurs associés à un taux plus élevé de réussite de l'arrêt du tabac :

- une forte motivation,
- une faible consommation de cigarettes,
- l'absence d'entourage fumeur,
- une faible consommation d'alcool,
- un âge de début de tabagisme tardif,
- une durée de tabagisme brève,
- un long délai entre l'éveil et la première cigarette

Les taux d'échec d'arrêt du tabac sont importants. Selon la dernière enquête de l'Insee, parmi les fumeurs qui ont essayé d'arrêter au cours des trois dernières années, environ sept sur dix ont repris une consommation quotidienne. Parmi les trois personnes qui n'ont pas repris leur consommation au moment de l'enquête, une seule est abstinente depuis une année.

Enfin, pour optimiser les taux de réussite, il serait important de prendre en compte les traits de personnalité de chacun (recherche de sensations, de nouveauté, extraversion…) et des éventuelles vulnérabilités psychopathologiques. On peut donc penser qu'à l'avenir, la mise en évidence de tous les facteurs de vulnérabilité (y compris génétiques) permettra de mieux prendre en charge l'arrêt du tabac et son maintien.


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Dossier spécial tabac - 6

  • Des sensations procurées par la consommation interviennent dans la dépendance

Fumer une cigarette ou un cigare et en inhaler la fumée déclenchent des sensations de chaleur, et entraînent des perceptions gustatives et olfactives spécifiques. L'ensemble de ces effets pourrait contribuer au maintien de la dépendance tabagique. Les effets sensoriels de la cigarette sont en partie dus à la nicotine présente dans la fumée du tabac, via les récepteurs nicotiniques présents sur les muqueuses des voies aériennes supérieures. Des expériences ont montré que la nicotine administrée par voie intraveineuse n'induisait pas, ou peu, d'effets sensoriels. En revanche, le fait de fumer des cigarettes dépourvues de nicotine engendre une satisfaction du consommateur et calme son envie de fumer ce qui laisse supposer que d'autres substances contenues dans la fumée et encore non identifiées, pourraient participer aux effets sensoriels de la cigarette..

Les récepteurs nicotiniques de l'acétylcholine sont présents dans de nombreux tissus de l'organisme. Les récepteurs nicotiniques constituent des canaux ioniques présents dans la membrane plasmique des cellules. Ils peuvent exister sous différents états structuraux interconvertibles. La liaison de la nicotine stabilise l'état ouvert et l(es) état(s) désensibilisé(s). L'ouverture du canal va laisser passer les ions chargés positivement. En particulier, sodium et calcium vont entrer dans la cellule. Cette activation des récepteurs par la nicotine modifie ensuite l'état des neurones via deux mécanismes principaux. D'une part, ces mouvements de cations vont provoquer une dépolarisation de la membrane plasmique, qui va se traduire par une excitation, en particulier dans les neurones, mais aussi par l'activation d'autres canaux ioniques contrôlés par le voltage.

 

D'autre part, l'entrée de calcium va agir, directement ou indirectement, sur différentes cascades intracellulaires conduisant par exemple à la régulation de l'activité de certains gènes ou à la libération de neurotransmetteurs. Les récepteurs nicotiniques sont formés de cinq sous-unités arrangées de manière symétrique autour du pore ionique. Cependant, les structures connues ne représentent qu'un état des récepteurs et ne permettent pas encore de comprendre en détail les transitions conformationnelles et l'action de la nicotine. Les sous-unités des récepteurs nicotiniques appartiennent à une famille multigénique (16 membres chez l'homme) et l'assemblage combinatoire des sousunités rend possible l'existence d'un grand nombre de récepteurs différents.

Ces récepteurs aux caractéristiques cinétiques, électrophysiologiques et pharmacologiques très variées vont répondre différemment à la nicotine, et ceci à des concentrations efficaces très variables. Cette diversité fonctionnelle leur permet de participer à deux grands types de neurotransmission. La transmission synaptique classique (wiring transmission) implique la libération de fortes concentrations de neurotransmetteur agissant sur des récepteurs immédiatement voisins. Au contraire, la transmission paracrine (volume transmission) met en jeu des neurotransmetteurs libérés par des boutons ou des varicosités, qui diffusent ensuite dans le milieu extracellulaire jusqu'à des récepteurs pouvant se trouver à distance. Les sous-unités des récepteurs sont exprimées par des cellules différentes, dans des territoires variés. En particulier, certaines sous-unités sont exprimées dans toutes les structures impliquées dans les dépendances, comme par exemple le cortex cérébral, les structures hippocampiques, l'amygdale, le septum, l'hypothalamus et les ganglions de la base.

 

Dans le contexte de la dépendance au tabac, l'identification de la composition exacte in vivo des différents récepteurs impliqués dans les aspects renforçants de la nicotine a bénéficié de la disponibilité des souris mutantes porteuses de sous-unités invalidées. Les effets renforçants de la nicotine passent par la modulation de la libération cérébrale de dopamine. Les progrès importants réalisés durant la dernière décennie vont encore s'accélérer avec la possibilité d'identifier des récepteurs nicotiniques aux caractéristiques particulières, et d'approcher leur structure au niveau atomique. Ces connaissances vont faciliter la mise au point d'effecteurs pharmacologiques spécifiques et permettre d'envisager des « cocktails » pharmacologiques ciblant simultanément et différentiellement plusieurs de ces récepteurs.

  • Les stimuli environnementaux jouent un rôle très important dans l'activation du système de récompense chez le fumeur

Des données récentes de la neurobiologie ont permis de montrer que tous les produits qui déclenchent une dépendance chez l'homme (amphétamine, cocaïne, morphine, héroïne, cannabis, nicotine, alcool) augmentent la libération de dopamine dans le noyau accumbens. Ce noyau fait partie d'un ensemble de structures cérébrales comprenant le septum, l'amygdale, l'hippocampe et le cortex préfrontal et dénommé « circuit de la récompense ». Il définit à chaque instant l'état de satisfaction physique et psychique dans lequel se trouve le sujet. Toutes ces structures cérébrales reçoivent une innervation dopaminergique issue d'une même structure mésencéphalique, l'aire tegmentale ventrale. Les substances psychoactives, en modifiant la production de dopamine, stimulent les structures du circuit de la récompense et induisent une sensation de satisfaction. L'activité des neurones dopaminergiques augmente à l'occasion de récompenses telles que la prise de nourriture, la sexualité.

L'apprentissage conduit à ce que ce ne soit plus la récompense qui active les neurones dopaminergiques mais les signaux annonçant l'arrivée de cette récompense. Au cours de son développement, chaque individu se constitue un ensemble de signaux qui lui sont propres et dont la perception lui permet d'anticiper une satisfaction et de s'adapter à son obtention. Un signal non suivi de récompense déclenche une frustration. La prise de substance psychoactive, en activant les systèmes dopaminergiques de façon intense, conduit l'individu à mémoriser des événements qui n'ont pas de réalité physiologique mais qui, parce qu'ils sont associés à la prise de produit, l'en rendent dépendant. Ainsi, les stimuli environnementaux sont particulièrement importants chez le fumeur, lequel a développé, souvent pendant des années, de multiples associations entre certaines situations et le fait de fumer. La seule présentation de ces stimuli peut conduire à une envie compulsive de tabac.


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Dossier spécial tabac - 4

a - Action du tabac sur le revêtement bronchique

L'irritation par le tabac de la muqueuse bronchique agit sur les cellules ciliées de la muqueuse bronchique :

. elles se paralysent dès les premières bouffées de tabac,
. elles ne remplissent plus leur fonction d'épuration par l'escalator muco-ciliaire,
. elles disparaissent progressivement.

- Les cellules glandulaires et les glandes bronchiques :

. elles sécrètent de plus en plus de mucus, de viscosité élevée.

En conséquence de cette altération de la muqueuse :

- la stagnation des sécrétions durant la nuit oblige le fumeur à tousser durant quelques temps pour une toilette bronchique matinale.
- La toux devient le seul recours pour épurer mucus et particules.
- Quand la toux et l'expectoration durent au moins 3 mois par an depuis plus de 2 ans, le fumeur est atteint de "bronchite chronique".

Dès ce stade il faut informer un malade qu'il n'est pas seulement atteint d'une "toux du fumeur" mais d'une "bronchite chronique", maladie grave tuant deux fois plus que les accidents de la route.

Une transformation métaplasique de la muqueuse :

- va survenir avec la poursuite de l'irritation tabagique,
- fait le lit des cancers du poumon,
- met plus d'un an pour disparaître après l'arrêt total du tabac,
- Les rétinoïdes à fortes doses peuvent accélérer cette réparation.

b - Action du tabac sur la fonction respiratoire

Les dix ou quinze premières années du tabagisme :

- la fonction respiratoire reste proche de la normale,
- seuls des tests fins, comme l'étude de la partie terminale de la courbe débit/volume (figure), peuvent déceler les premières anomalies.
- L'arrêt du tabagisme même pour une période courte de 48 heures :

. diminue parfois très rapidement et de façon importante ces sécrétions,
. laisse une fonction respiratoire normale.

- Cette diminution des sécrétions est facilement observable en endoscopie bronchique, même après 24 heures seulement de sevrage en tabac.
- Cette hypersécrétion traduit une atteinte des grosses bronches.

La bronchite chronique obstructive :

- s'installe après une dizaine d'années de tabagisme,
- traduit une atteinte plus importante des petites bronches,
- peut être décelée par simple spiromètre (baisse du VEMS),
- provoque une dyspnée perçue par le fumeur à l'effort.

L'atteinte des petites bronches :

- est responsable de la perte de la fonction respiratoire.
- est parfois non parallèle à l'atteinte des grosses bronches ( et de l'augmentation des secrétions bronchiques qui l'accompagne),
- est ainsi souvent révélatrice,
- est responsable d'une perte non réversible de la fonction respiratoire
- est plus réversible mais l'arrêt du tabagisme la stabilise.

L'emphysème centro-lobulaire

- traduit un stade de plus de la BPCO.
- les centres des lobules pulmonaires sont soufflés.
- Les parois des alvéoles disparaissent, diminuant d'autant la capacité vitale au profit d'une augmentation du volume résiduel.
- La dyspnée va devenir de plus en plus intense, gênant le moindre effort,
- puis vont apparaître les signes de coeur pulmonaire chronique.

c - Action du tabac sur les macrophages alvéolaires pulmonaires

Les macrophages alvéolaires pulmonaires assurent normalement l'épuration des particules de petites tailles (<1 micron ) qui arrivent jusqu'aux alvéoles pulmonaires.

Chez les fumeurs, il existe :

- une augmentation du nombre de macrophages alvéolaires,
- une diminution de leur pourcentage au lavage alvéolaire (< 90 %).
- les macrophages sont incapables d'assurer correctement leur fonction,
- les tests d'adhérence et de phagocytose sont perturbés.

La fumée du tabac est :

- toxique pour les macrophages alvéolaires,
- rend de ce fait le poumon plus sensible à d'autres polluants,
- car les macrophages ne peuvent pas jouer leur rôle normal dans l'épuration.

  • B) Les effets du tabac sur le coeur et les vaisseaux

Le tabac agit par 3 mécanismes sur les vaisseaux :

- par facilitation de l'atteinte de la paroi artérielle par athérosclérose,
- par facilitation des spasmes artériels,
- par facilitation des phénomènes de thrombose.

Le tabac accélère le rythme cardiaque, cet effet est mesurable.

Un fumeur peut constater une accélération du pouls au repos après avoir fumé 2 cigarettes.

Le tabac augmente la pression artérielle systémique par l'intermédiaire d'une libération de catécholamines, mais également par action directe sur les parois des artères. (l'athérosclérose favorise également l'HTA et les cardiopathies hypertensives)

Les atteintes vasculaires, et en particulier l'artérite des membres inférieurs sont aussi très liées au tabagisme : en cas de sevrage l'artérite s'arrête d'évoluer, en cas de poursuite de l'intoxication, la maladie continue d'évoluer conduisant à des pontages ou des amputations successives.

Le tabac agit sur les artères coronaires par dépôt d'athérome, par action sur la musculature artérielle coronaire. Les spasmes coronaires sont bien visibles en coronarographie lors de la consommation d'une cigarette ou l'absorption de nicotine (test de détection) .

  • C) Les effets du tabac sur les autres organes

a - Sphère OR

La combustion du tabac produit des effets toxiques maximum sur les organes les plus proches de l'origine de la fumée.

Les lèvres et la langue, surtout chez le fumeur de pipe sont soumises à des températures très élevées. Elles souffrent de brûlures chroniques.

La chaleur participe également à l'altération des muqueuses qui entraîne :

- une destruction des papilles gustatives,
- une altération des lobules olfactifs contribuant à diminuer le goût,
- une moindre possibilité de défense contre les infections microbiennes,
- une altération des cordes vocales : la voix devient rauque et désagréable,
- une toux d'irritation chronique.
- des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses.

Les cancers du larynx comme tous les autres cancers de la gorge et de la bouche sont fréquents. La relation du tabac à ce type de cancer est forte et existe même en l'absence d'intoxication alcoolique pourtant souvent associée chez ces malades.

b - Action sur le système digestif

L'oesophage est en première ligne de l'atteinte par les goudrons lourds et les autres produits de la combustion du tabac. Il est soumis par le tabac à un risque accru de cancer,

Les fumeurs de pipe sont plus exposés que les fumeurs de cigarettes au cancer de l'oesophage alors que dans l'ensemble, le fait de fumer la pipe à quantité de tabac fumé égal, provoque un risque pour la santé moins important que la cigarette.

L'ulcère gastrique est plus fréquent et plus tenace chez les fumeurs.

c - Action sur le cerveau

Un certain nombre de substances présentes ou produites secondairement par la combustion du tabac sont capables de passer à travers la membrane qui sépare le sang et le liquide céphalo-rachidien qui baigne le cerveau.

A court terme, le tabac provoque :

- une certaine excitation et parfois des céphalées.
- coupe partiellement l'appétit.
- cet effet anorexigène du tabac explique en partie la prise de poids qui survient fréquemment quand on cesse l'intoxication tabagique. L'appétit redevenant normal, la tendance est de manger plus.
- des nausées (en particulier en début de tabagisme).

A long terme, ce sont les artères du cerveau qui s'altèrent et s'obstruent progressivement. Ces altérations sont source d'accidents vasculaires cérébraux.

- Ces accidents se caractérisent par :

. des troubles de conscience,
. des vertiges,
. des troubles de la parole,
. des troubles des sens,
. des paralysies diverses.

Ils peuvent ou non régresser en quelques jours ou quelques mois.

d - Action sur la vessie

Les produits toxiques du tabac qui passent dans le sang sont en grande partie filtrés et concentrés par le rein. L'urine chargée de ces produits toxiques concentrés stagnant dans la vessie entre 2 mictions a le temps d'y exercer ses effets toxiques.

e - Action sur la peau

Le tabac joue un rôle néfaste sur la peau, par effet externe de la fumée et interne sur la vascularisation de la peau et sur les phanères (ongles et cheveux

f - Une exposition prénatale au tabac pourrait influencer le risque de dépendance future

La question du rôle de l'exposition pré- ou périnatale au tabac dans le risque de dépendance ultérieure au tabac se pose pour les raisons suivantes : des données expérimentales suggèrent qu'une exposition prénatale à la nicotine pourrait entraîner une vulnérabilité ultérieure à la dépendance à la nicotine ; la nicotine et d'autres composants de la fumée de tabac traversent la barrière placentaire, et le tabac a des effets démontrés sur différents aspects du développement fœtal, ainsi que des effets très probables sur le développement du cerveau.

L'exposition prénatale pourrait donc aussi intervenir dans le risque de dépendance ; actuellement en France, 25 % des femmes enceintes sont fumeuses. Avec une fréquence aussi élevée, si l'exposition prénatale au tabac entraîne effectivement un risque de dépendance ultérieure, l'impact pourrait être important en termes de santé publique, même si le niveau de risque est relativement faible.

Les risques d'une augmentation de l'usage du tabac chez les enfants de mère fumeuse pendant la grossesse, est réelle et c'est l'augmentation que l'équipe considère plus nette chez les filles que chez les garçons. Une étude récente provenant d'une autre équipe américaine porte sur la dépendance au tabac chez les jeunes adultes (17 à 39 ans) ; elle montre une augmentation du risque de dépendance au tabac uniquement chez ceux dont la mère fumait au moins un paquet par jour pendant la grossesse, et ce indépendamment du sexe.

 

Article recopié intégralement ICI


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Maladie d'Alzheimer - Idées toutes faites, vrai ou faux ?

Cette maladie neurodégénérative du tissu cérébral représente plus de 3 cas sur 4 de démence et 20 % des personnes de plus de 80 ans en sont atteintes.

Réaliser un diagnostic fiable et tranché est donc pour l'instant impossible, mais la recherche travaille pour mieux la déceler. Les chercheurs ont fait le lien entre cette maladie et l'accumulation et le durcissement de certaines protéines « B-amyloïde » à la surface du cerveau. Cela dit, on ne sait pas quels sont les facteurs responsables de sa survenue.

 

C'est partiellement un mythe puisque des personnes de 40 à 60 ans peuvent développer les premiers signes de la maladie.

L'aspect génétique y est pour beaucoup et le passé familial est donc un bon indicateur. Il est clair que la maladie d'Alzheimer affecte plus généralement les personnes de plus de 65 ans mais, selon les gènes, des personnes plus jeunes peuvent en être atteintes.

Il est vrai que les problèmes de mémoire sont inévitables avec le vieillissement. Lors de tests de mémoire, les jeunes s'en sortent toujours bien mieux que les personnes âgées.

Mais ce n'est pas parce que vous avez des problèmes de mémoire que la maladie d'Alzheimer va forcément se déclencher. Pour preuve, de nombreuses personnes à l'âge très avancé (90, 100 ans), ont la chance de ne pas subir de démence. Les personnes âgées notent toutefois qu'il leur faut plus de temps pour se souvenir d'une information.

Les études semblent indiquer qu'un exercice régulier est avantageux pour éviter le déclin cognitif chez les personnes âgées. Pour quelle raison l'exercice physique est alors bénéfique ?

Chez les souris par exemple, les bienfaits de l'exercice ne sont plus à démontrer sur bien des plans. Il s'agit peut-être d'une circulation sanguine accrue, apportant nutriments, oxygène et glucose au cerveau tout en évacuant plus efficacement les toxines. La maladie d'Alzheimer pourrait ainsi être due à de « mini-infarctus du cerveau ».

 

Un meilleur niveau d'éducation, par le biais du système scolaire ou de manière autodidacte, permettrait de limiter le déclin des facultés cognitives en cas de maladie d'Alzheimer.

De nombreuses études tendent à prouver que l'apprentissage et la stimulation protègeraient contre la maladie d'Alzheimer. Les patients avec de meilleurs niveaux d'éducation semblent aussi disposer de cerveaux plus « souples » et qui peuvent s'ajuster aux circonstances.

 

Malgré la publicité et le marketing développés autour de certains jeux dits "intellectuels", rien n'est prouvé dans ce domaine.

En effet, les médecins recommandent parfois des jeux bénéfiques pour le cerveau, comme les mots croisés. Toutefois, cette recommandation ne se fait pas à partir de conclusions d'études sérieuses en la matière.

 

 il faut éviter d'absorber trop d'édulcorants, mais pas par crainte de développer Alzheimer en particulier. Concernant l'aluminium, on a évoqué les casseroles et autres instruments de cuisson. D'autres métaux, comme le plomb, seraient plus susceptibles de contribuer à l'apparition de la maladie d'Alzheimer.

 

Aucune corrélation n'existe entre le vaccin contre la grippe et l'apparition de la maladie. Cela n'empêche pas les personnes âgées d'avoir peur de subir la maladie d'Alzheimer.

Par le passé, il est vrai que certains incidents se sont produits. Le plus célèbre est arrivé lors de la vaccination en masse aux États-Unis en 1976 contre une éventuelle pandémie de grippe. On avait signalé des cas de développement du syndrome de Guillain-Barré et cela avait fait scandale à l'époque. Maintenant, les leçons ont été apprises et les effets secondaires des vaccins sont très contrôlés.

 


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Dossier spécial tabac - 3

Les principaux composés de la fumée du tabac parmi les 3 000 identifiés sont :

Les goudrons (3-4 Benzopyrène, etc..) sont cancérigènes et irritants. Ils agissent principalement sur les voies respiratoires, mais ils passent dans le sang et sont éliminés par le rein vers la vessie où ils sont stockés entre 2 mictions.

La nicotine est un alcaloïde qui atteint le cerveau très rapidement (7 secondes). Elle est le principal facteur de la dépendance chimique,. Elle est éliminée sous forme de cotinine dans les urines et passe rapidement dans le sang. Elle est responsable d'effets cardio-vasculaires et neurologiques. C'est le facteur essentiel de la dépendance.

Le monoxyde de carbone (CO) est produit lors de la combustion en déficit d'oxygène. Il passe rapidement dans le sang, se fixe 20 fois mieux que l'oxygène sur l'hémoglobine du sang. Il a une demi-vie de 6 heures dans le sang. Le CO se fixe également sur la myoglobine du muscle. Il peut être utilisé comme marqueur du tabagisme récent par dosage dans le sang ou dans l'air expiré. Sa fixation sur l'hémoglobine est responsable d'une baisse du transport de l'oxygène, d'une polyglobulie réactionnelle. Le CO se fixe sur la myoglobine du muscle qu'il prive d'oxygène.

Les aldéhydes, l'acroléine et les phénols qui sont des irritants de la fumée du tabac.

  • Les modes d'action de la fumée du tabac

L'action néfaste du tabagisme sur l'organisme est liée à :

- l'effet direct de la chaleur,
- l'effet direct du tabac sur les voies respiratoires,
- l'effet des produits du tabac passant dans le sang.

a) La chaleur

- La température de combustion du tabac est de l'ordre de 850°C.
- La fumée est refroidie par le passage à travers le mégot non consumé
- Chez les fumeurs de pipe, la fumée reste très chaude.
- Le tabac provoque des brûlures chroniques.
- Ces brûlures détériorent le goût et favorisent la survenue de cancers.

b) L'action directe de la fumée sur les voies respiratoires est liée :

- au contact direct de la fumée avec les muqueuses respiratoires,
- au dépôt des particules en suspension qui peuvent y exercer des effets durables.

Sur les voies respiratoire hautes, le tabac est responsable d'un excès de cancer de la bouche, du larynx et du pharynx, souvent en association à l'alcool.

Sur les bronches et le poumon, le tabac :

- altère l'escalator muco ciliaire bronchique,
- détériore les macrophages alvéolaires et altère l'épuration,
- favorise les bronchites chroniques et l'emphysème centro-lobulaire.
- favorise les métaplasies de la muqueuse qui font le lit du cancer bronchique.

c) Le passage de produits toxiques dans le sang :

- se fait principalement à travers la membrane alvéolo-capillaire,
- les substances toxiques sont charriées vers tous les organes.

Ces composés de la fumée passent dans le sang et agissent par voie systémique sur les vaisseaux et tous les organes.

Sur les vaisseaux, le tabac :

- favorise l'athérosclérose,
- provoque des spasmes vasculaires,
- favorise les thromboses périphériques, coronariennes et cérébrales.


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Des pistes de recherches étonnantes

Le cancer est une maladie que la médecine occidentale cible en priorité : toutes les voies potentielles pour le soigner sont donc actuellement explorées.

Certaines de ces recherches peuvent nous paraître un peu folles, voire même s'approcher de la science-fiction. Ce dossier évoque quelques-uns de ces remèdes inattendus, qui pourraient pourtant se révéler efficaces contre le cancer.

 

1- Explosion au Laser

Des chirurgiens français ont déjà procédé à une opération des plus étonnantes.

En effet, ils ont percé un trou de 3 mm dans la tête d'un patient conscient avant de "tirer au laser" sur sa tumeur. Attention cependant : ils n'ont pas pointé le laser à distance, mais ont en réalité inséré des fibres optiques dans la tumeur. Ce développement technologique de pointe est pour l'instant freiné par manque de budget.

 

2- Laser sur cible dorée

L’utilisation d’un laser peut-être encore plus subtile.

Les chercheurs du Massachusetts institute of technology (MIT) ont démontré que si l'on insère de minuscules particules d'or dans le corps d'un patient atteint d'une tumeur, l’utilisation d’un laser peu puissant permet de faire chauffer ces particules et donc de détruire la tumeur. L'avantage par rapport à la méthode précédente est qu'il n'est pas nécessaire de chauffer brutalement la région concernée, et parfois large. Ce sont ici les particules d'or qui font le travail lorsqu'elles sont "excitées" par le laser.

 

3- Patch de diamant

Des chercheurs de l'université de Northwestern de Chicago ont développé un patch au diamant.

Ce patch, comportant des diamants invisibles à l'œil nu, est capable de diffuser au niveau de la tumeur des composés anticancéreux. Les particules de diamant sont ensuite évacuées par l'organisme du patient. Cette technique marque l'entrée dans le tout nouveau et prometteur secteur des nanotechnologies.

 

4- Le nanorobot détecteur de tumeurs

Des ingénieurs du Maryland sont en train de construire un robot de l'ordre du nanomètre, capable de détecter et signaler les tumeurs du sein.

Ce robot nanoscopique serait capable de parcourir le corps humain et de signaler toute tumeur du sein en développement. Il ne fonctionne pas de manière autonome mais est guidé grâce à l'imagerie médicale (IRM).

5- Un agent secret nommé bactérie

La famille de bactéries Clostridia peut nous être bien utile.

Ironie du sort : cette famille comprend des bactéries qui sont aussi connues pour être responsables du tétanos ou du botulisme. Cette classe de bactéries aime se développer dans les environnements qui possèdent un faible taux d'oxygène or, c'est le même environnement que l'on retrouve au sein des tumeurs entourées de cellules mortes. Il suffirait donc, en théorie, d'insérer ce genre de bactéries au sein des blocs de cellules cancéreuses pour qu'elles se répliquent et assaillent les cellules tumorales.

 

6- Prévention génétique

La prévention vaut mieux que toute "réparation".

Des chercheurs de l'université du Kentucky ont identifié un gène qui permet d'obtenir en laboratoire des souris qui ne développent pas de cancer. Ce gène se nomme "Par-4" et serait transmis à la descendance. L'autre avantage indéniable est qu'il permettrait d'allonger l'espérance de vie des souris. Reste à savoir si ce gêne a les mêmes effets chez l'Homme.

 

7- Un venin de scorpion radioactif

Un scorpion, commun dans les déserts israéliens, pourrait s'avérer utile dans la lutte contre le cancer.

En effet, une molécule de son venin a la propriété de s'attacher aux cellules. En l'irradiant lorsqu'elle est accrochée à une cellule cancéreuse, cette dernière contaminée par l'irradiation sera détruite.

 

Extrait de


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Dossier spécial tabac - 2

Chez les jeunes jusqu'à 18 ans, le pourcentage de fumeurs augmente très fortement avec l'avancée en âge. À l'âge de 14 ans, 60 % des jeunes ont fumé au moins une fois dans leur vie ; ce pourcentage dépasse 80 % à 18 ans. À 14 ans, 8 % sont fumeurs réguliers et 40 % à 18 ans. Ces pourcentages sont identiques chez les garçons et les filles, tandis que chez les adultes, à tous les âges, le tabagisme est plus fréquent chez les hommes que chez les femmes ; la différence entre hommes et femmes augmente avec l'âge, car les femmes les plus âgées appartiennent à des générations dans lesquelles le tabagisme féminin était faible. Actuellement, les garçons et les filles commencent à fumer sensiblement au même âge (respectivement à 13,4 ans et 13,6 ans en moyenne d'après l'enquête Escapad1 2000-2002). C'était déjà le cas pour les adultes de moins de 35 ans, alors que chez les plus âgés, les femmes ont commencé plus tardivement que les hommes. Cependant, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à cesser de fumer jeunes. Dans la population des fumeurs réguliers, la quantité de cigarettes fumées augmente rapidement avec l'âge, et elle est maximale autour de 40-50 ans. En quantité, les hommes fument davantage que les femmes.

Comme pour l'usage d'autres substances, le comportement tabagique est entretenu et renforcé par une dépendance. L'identification des fumeurs dépendants parmi l'ensemble des fumeurs repose sur des critères diagnostiques difficiles à mettre en œuvre dans le cadre d'enquêtes en population générale, et les données disponibles proviennent d'un très petit nombre d'études réalisées aux États-Unis. À titre indicatif, dans une population où 75 % des individus sont ou ont été fumeurs occasionnels ou réguliers, la principale étude américaine donne une prévalence vie entière de dépendance au tabac de 24 % sur l'ensemble de la population, de 30 % parmi ceux qui ont fumé à un moment quelconque de leur vie, et de 50 % parmi ceux qui ont fumé régulièrement. Cette dépendance est plus fréquente chez les gros fumeurs et chez les jeunes adultes. De nombreux fumeurs déclarent avoir envie d'arrêter, même si seule une minorité envisage de le faire dans un délai proche. Parmi ceux qui tentent effectivement d'arrêter de fumer, les rechutes sont fréquentes et se traduisent par la multiplication des tentatives au cours du temps. Aussi, les arrêts sont majoritairement de courte durée et environ un quart d'entre eux atteignent au moins une année.

La dépendance à une substance psychoactive, quelle qu'elle soit, constitue un trouble chronique qui se caractérise par une envie compulsive d'usage de cette substance et une relative incapacité à s'en passer.

La fumée du tabac renferme des milliers de composés dont plusieurs pourraient contribuer à l'installation ou au maintien de la dépendance tabagique.

Parmi ces composés, la nicotine est le constituant du tabac majoritairement incriminé dans ses effets addictifs (peut-être parce qu'il est le plus étudié à ce jour). Cependant, contrairement à ce que l'on pourrait penser, les mécanismes par lesquels la nicotine ou d'autres composés du tabac conduisent au phénomène de dépendance restent encore largement incompris aujourd'hui et ceci justifie pleinement les recherches en cours.


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NOUVEAU

LANCEMENT DE CANCER INFO

Le service d’information de référence sur les cancers dédié aux personnes malades et à leur entourage.

L’Institut national du cancer et le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé lancent, en partenariat avec la Ligue nationale contre le cancer, Cancer info : la plateforme d’information médicale et sociale de référence sur les cancers, à destination des personnes malades et de leur entourage. Accessible par internet, par téléphone et sous forme de guides d’information, Cancer info a été développé pour apporter des réponses et accompagner les patients et leurs proches aux étapes clés de la maladie, en complément de leurs échanges avec les équipes soignantes.

Cancer info s’inscrit dans le cadre de la mesure 19.5 du Plan cancer 2009-2013, qui prévoit de « rendre accessible aux patients une information de référence sur les cancers afin d’en faire des acteurs du système de soins ». Sa vocation est ainsi de mettre à la disposition des personnes malades et de leurs proches une information validée et à jour aux plans scientifique, médical, juridique et réglementaire et, ce faisant, de permettre aux patients qui le souhaitent, d’être des acteurs à part entière de leur prise en charge grâce à une compréhension éclairée de la maladie, de ses traitements et de leurs conséquences.

Dans un contexte où les sources d’information sur le cancer sont nombreuses mais hétérogènes, Cancer info est conçu pour être à la fois un point de repère, un outil relationnel entre le patient et l’équipe médicale.

Pour faciliter l’accès de tous à l’information, Cancer info est disponible sous trois formes :

     • des guides d’information imprimés, destinés notamment à être remis aux patients au cours des consultations du dispositif d’annonce afin de les accompagner tout au long de leur prise en charge médicale ;

     • une rubrique internet sur le site de l’Institut national du cancer, accessible depuis la page d’accueil de www.e-cancer.fr ou directement sur www.e-cancer.fr/cancer-info

     • une ligne téléphonique au 0810 810 821 (prix d’un appel local), ouverte du lundi au samedi de 9 heures à 19 heures.

 

L’Institut national du cancer et la Ligue contre le cancer lancent une campagne de sensibilisation sur la plateforme Cancer info afin de renforcer sa visibilité et sa notoriété auprès des personnes concernées, à savoir les personnes malades et leurs proches.

Le dispositif de communication débute le 29 janvier 2011 avec une campagne radio. Il a vocation ensuite à se déployer tout au long de l’année, en particulier sur Internet et à travers la diffusion d’outils de promotion hors média.

 


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